_ Que faites-vous ici Hagrid ? demanda Harry.
_ Oh ! Et bien, j'étais juste venu pour ...
Il avait l'air de chercher ses paroles et semblait quelque peu embarrassé.
_ ... pour dire bonjour ! reprit-il légèrement plus assuré.
Il cachait quelque chose, cela ne faisait aucun doute songea Harry. Mrs Weasley choisi ce moment pour entrer dans la pièce les bras chargés d'anciennes tenues de Poudlard.
_ Tu veux que je les monte au grenier? proposa Ron, qui Harry le savait, éspèrait sans doute retrouver toute l'affection de sa mère en lui rendant quelques services.
_ Non, merci, ça ira, dit-elle en se tournant vers lui. Les garçons, il faudrait que vous alliez chercher Hermione, elle à insisté pour aller me chercher quelques fleurs dans le jardin - bien que je ne pense pas qu'il y en aies avec tous ces gnomes, murmura t-elle pour elle-même - mais ça fait une demi-heure et elle n'est toujours pas revenue.
Ils approuvèrent d'un signe de la tête et se dirigèrent vers le petit jardin des Weasley.
_ Tu en penses quoi ? demanda Ron à Harry.
_ Tu parles de quoi ?
_ Des parents d'Hermione ... Je sais pas ce que j 'ai, depuis que les parents ont parlé de ça, je n'arrive plus à penser à autre chose.
Il avait l'air inquiet et même sous la faible lueur de la nuit qui commencait à tomber, on pouvait remarquer que ses oreilles tournaient peu à peu au rouge vif. Il savait que ce qui le préoccupait n'était pas le fait que les Grangers viennent vivre pendant quelques temps au Terrier, mais plutôt le fait que leur fille resterait plus souvent auprès d'eux.
_ Je pense que ça va faire du bien à Hermione d'avoir ses parents auprès d'elle.
_ mouai ...
Ron ne semblait pas tout à fait convaincu mais il préféra garder le silence.
Il sourit, au souvenir d'une scène qui s'était déroulée quelques jours plus tôt. Hermione avait reçu une lettre de ses parents lui disant qu ils s'étaient perdus, avaient pris le bus et le métro, et s'étaient retrouvés en plein c½ur de Londres, à demander leur chemin pour retourner chez les grands parents d'Hermione mais que heureusement son grand-père les avaient retrouvés et les avaient ramenés.
Elle était dans tout ses états et semblait même penser à rentrer chez elle.
Elle allait partir lorsqu'elle reçu un hibou de sa grand-mère lui expliquant qu'ils n'étaient, en fait, pas allés à Londres, mais dans un village juste à côté du leur et qu'ils se portaient à merveilles.
_ En tout cas, reprit Ron, il va falloir que je ...
Harry le regardait parler lorsqu'il vit que le visage de son meilleur ami avait totalement changé d'expression. Il avait des yeux grands ouverts et un regard ébahi. Il s'arrêta à son tour et regarda dans la même direction.
L'endroit où ils se trouvaient ne ressemblait plus du tout à ce qu'il en gardait comme souvenir. Là où avant, la terre était retournée, il y poussait maintenant un gazon épais et touffu. On ne voyait plus de petits gnomes courir un peu partout et il y avait même un petit massif de roses. Hermione se tenait au milieu et regardait les garçons avec un air amusé.
_ Wouah ! Hermione, c'est magnifique ! Lui dit Harry.
_ Merci, répondit-elle essayant de ne pas être pas trop satisfaite d'elle-même. J'ai vu Mrs Weasley qui regardait un jardin un peu près pareil dans la rubrique « Sorts d'extérieurs » de Sorcière-Hebdo. Alors, j'ai pensé que ça lui plairait comme cadeau.
Ron qui s'était contenté, depuis qu'ils étaient arrivés, d'admirer le travail d'Hermione prit la parole.
_ Pourquoi « comme cadeau ? »
_ Et bien, disons pour la remercier d'accueillir mes parents pour l'instant.
Ron s'avança vers elle et l'embrassa.
Harry fut surpris de la réaction de Ron, lui qui semblait le matin même ne pas savoir qu'il sortait avec Hermione, semblait pourtant parfaitement dans son élément. Il pouffa de rire silencieusement et se contenta de regarder ailleurs pendants ces quelques secondes qui lui semblèrent interminables.
_ Tu es vraiment adorable ! Dit alors Ron a Hermione qui semblait troublee après qu'ils eurent desserré leur étreinte.
Elle semblait aux anges ce soir là, tandis que Mrs Weasley ne cessait de la vanter,elle et le splendide cadeau qu'elle lui avait offert, à quiconque lui adressait la parole.
Harry, quand à lui, décida de monter directement après le repas.
Il s'assit sur le bord de son lit et relut la lettre qu'il avait reçue un peu plus tôt dans la journée. Comment la personne qui avait écrit ces lettres pouvait-elle en savoir autant ? Il s'abandonna à ses réflexions avant de s'endormir sous le poids de la fatigue et de son copieux repas.